vendredi 13 avril 2018

Lady Bird

Lady Bird : Adolescence, rébellion et découverte de soi... Tout un programme.




Christine McPherson est une adolescente qui n'est pas ravie de sa vie. Elle déteste sa ville et rêve de partir dans une grande université pour avoir accès à la culture et au monde. Elle a même changé son nom car elle ne l'aimait pas.
Ses parents ont des problèmes financiers. Sa mère lui explique que ce ne sera pas possible pour elle de partir.
Lady Bird décide alors de s'inscrire en cachette avec l'aide de son père.
D'autre part, elle voit sa vie amoureuse bouleversée par ses premiers amours et sa vie sociale va se retrouver transformée par les décisions qu'elle prend.
L'apprentissage de la vie n'est pas de tout repos quand on est adolescent.

Voilà un nouveau film sur l'adolescence et le passage à l'âge adulte.


Greta Gerwig (dont c'est la première réalisation) nous offre un film tendre sur une partie de la vie qui est peut être la plus importante.

Christine / Lady Bird est une adolescente comme les autres qui a des idées bien arrêtées et qui pense tout savoir de ce que la vie va lui apporter.
Mais au fur et à mesure des expériences, elle va apprendre que tout n'est pas rose et ce qu'elle pensait savoir va se retrouver bouleversé.


Le film ne révolutionne pas le genre. Quitte à faire, je vous conseille Juno !
Mais les personnages sont attachants tout comme leurs interprètes qui nous donnent une impression de lutte incessante contre les méandres de la vie.


Lady Bird est jeune mais déjà bien décidée du reste de sa vie. Elle n'a pas conscience des aléas du monde qui l'entoure et de l'incertitude qui peut régner dans la vie.
Sa mère, elle, pense savoir ce qui a de mieux pour sa fille. Mais comme toujours, on ne connaît jamais vraiment les gens, même ceux qu'on aime ou que l'on a élevés.
Les 2 générations n'auront de cesse de s'affronter.
En dehors de sa relation houleuse avec sa mère, Lady Bird connaîtra les joies des premiers amours et du statut social.
Et les changements auront des conséquences que la jeune fille ne pensait pas avoir à subir.


Au niveau du scénario, comme dit précédemment, ça n'invente rien et n'apporte pas grand chose au genre. Il y a un rythme, mais c'est lent, long et souvent plat.
En revanche, les personnages sont bien écrits et d'une tendresse qui nous pousse à savoir ce qui va se passer. (Bien que le tout soit prévisible... of course).


La réalisation de Gerwig est bonne, mais comme pour le scénario, rien de neuf, d'innovant ou de brillant.

Quant à la musique du film, Jon Brion (Magnolia, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, 40 ans: mode d'emploi ...) donne des pistes décalées, fun et adaptées aux personnages et à leurs histoires.

Côté casting :

Saoirse Ronan (Reviens-moi, Hanna, The Grand Budapest Hotel...) est Christine « Lady Bird » McPherson. Adolescente têtue, sûre d'elle et qui rêve d'avoir accès au monde et à ses richesses culturelles, Christine change de monde et n'hésite pas à se rebeller contre sa mère pour réaliser ses rêves. Mais au fur et à mesure de ses expériences, elle va se rendre compte que la vie n'est pas toute droite et que les virages peuvent être dangereux pour le cœur.
Ronan est une actrice née qui sait donner corps à des personnages improbables et casse gueule. Lady bird veut découvrir le monde et ses merveilles. Mais en ado bien comme il faut, elle va se prendre dans la tête toutes les répercussions de ses choix et voir sa vie se transformer de façon radicale.
Ronan amène fraîcheur et candeur à un personnage tête à claque ! Bravo !


Laurie Metcalf (JFK, Just Married (ou presque), Mère-fille, mode d'emploi...) est Marion McPherson Mère attentive et préoccupée, elle veut ce qu'il y a de mieux pour sa fille, mais dans la limite du possible. Alors que la famille a des difficultés financières, elle tente de raisonner sa fille et ses rêves de grandeur. Mais l’incompréhension entre ces générations et ces deux façons de voir la vie ne va pas se faire sans heurt...
Metcalf joue une mère terre à terre qui tente d'apprendre les bases de la vie à sa fille tout en l'aimant et en tentant de la comprendre. Mère courageuse et forte, elle porte sa famille à bout de bras, voire sur la pointe des doigts !


Timothée Chalamet (Interstellar, Love the Coopers, Call Me by Your Name...) est Kyle. Jeune garçon que Lady Bird rencontre dans le café où elle travaille,bohème et anti-conformiste, il séduira notre rêveuse. Mais tout le monde a une façade et derrière ne se trouve pas forcément ce que l'on aimerait....
Chalamet est le jeune acteur qui monte, qui monte. Plein de nonchalance, de préjugés et de faux savoir, il donne une image idéaliste de lui même à Lady Bird qui se laisse attirée tel un papillon. Mais tout n'est pas blanc ou noir et l'un comme l'autre vont apprendre à leurs dépends la dure réalité de la vie !



Au total, Lady Bird est un film sur l'adolescence et l'entrée dans la vie. Les rêves et  les espérances vont, viennent et nous construisent. Mais le résultat n'est pas toujours celui que l'on espérait.
A voir, mais pas indispensable.


Bon film !

Bande annonce :



lundi 9 avril 2018

I, Tonya

Moi, Tonya : se sortir de sa condition par tous les moyens... mais chasser le naturel...




Tonya Harding est une petite fille née dans une famille dysfonctionnelle. Elle a un père dépassé par une femme alcoolique et abusive Son enfance est faite d'entraînements au patinage artistique et des brimades de sa mère.
Elle est abandonnée par son père, rencontre son futur mari encore adolescente et continue de se faire malmener par la vie et par son entourage. Elle n'a que le patinage.
Elle va se lancer à corps perdu dans l'entraînement et les compétitions.
Elle sera la première américaine à faire un triple axel en compétition.
Mais son entourage va l’entraîner dans une affaire dont elle ignorait la portée et qui changera sa vie à jamais.

Bienvenue dans la vie de la célèbre patineuse qui a vu son rêve brisé.

Ce film ne se résume pas à l'Affaire Harding-Kerrigan mais nous montre la force et la détermination qu'il a fallu à cette jeune femme pour arriver à réaliser son rêve.
Il montre aussi que même si les gens nous aiment ils ne savent pas forcément comment nous le montrer.
Et l'instruction peut être la clé de la réussite car lorsque l'on en manque et que l'on n'a pas de moyen, ce qu'il reste comme solutions n'est pas forcément recommandé pour gagner.


Moi, Tonya est assez déroutant parce qu'il est traité avec beaucoup d'humour. Comme en interview, les personnages nous livrent leurs versions des faits et de la vie qu'ils ont vécus.Chacun rejette la faute sur l'autre et ils ne reconnaissent pas leur implication alors que chaque décision et chaque action a des conséquences.
Intelligente ou pas, éduquée, aimée ou pas, une personne qui se bat se donne les moyens d'accéder à son rêve et c'est ce que le film veut faire passer comme message.
Et en dehors de tout, on apprend ce qu'a pu être la vie de cette championne un peu trop brute de décoffrage pour son temps et son sport.


C'est avec un second degré certain et une envie de faire découvrir un autre aspect de Tonya que l'on nous invite sur la glace et dans les coulisses d'une des affaires de tricherie les plus connue du monde du sport.

Le scénario est intéressant et ne manque ni de rythme ni de rebonds (malgré un montage qui pourrait prêter à confusion). On suit avec le sourire et avec assiduité les aventures et péripeties de cette jeune championne. On en apprend d'ailleurs beaucoup sur elle et son destin.


Pour moi, un des bémols vient de la réalisation. Un peu trop brouillonne et hésitante, il y a un manque de punch et de panache par moment dans le travail de Craig Gillespie (Mr. Woodcock, Fright Night, The Finest Hours...). Mais ça peut coller avec une envie de chaos dans lequel Tonya patine !


En revanche, la musique du film est extra ! Entre le travail de Peter Nashel (The Way(s), New York, I Love You, Mariage Express...) qui donne le bon rythme et la liste d'artistes tels que Dire Straits, Supertramp et ZZ Top sur la bande son qui mettent le feu à la glace, on est servi.



Côté casting :

Margot Robbie (Le Loup de Wall Street, Tarzan, Suicide Squad...) est Tonya Harding. Mal aimée, poussée dès son plus jeune âge à être au delà de l'excellence, elle a bravé avec courage et imprudences les barrières que lui mettait la vie dans les patins. Mais à toute action, ses conséquences et la chute n'en sera que plus dure.
Robbie montre une fois de plus qu'elle a plus sous ses talons qu'une plastiques parfaite. Elle nous démontre qu'elle peut être forte, déterminée mais aussi sensible et vulnérable (mention pour la scène du tribunal !). Une petite bombe qui aime tout bousculer sur son passage !


Sebastian Stan (Le Pacte du sang, Captain America, Seul sur Mars...) est Jeff Gillooly. Jeune homme sans grande éducation, il rencontre Tonya et elle va changer sa vie. Amoureux fou, il la prendra sous son aile pour la sortir du joug de sa mère, mais ne sera pas un meilleur mari pour autant. Les hauts et les bas de leur mariage vont les détruire.
Stan nous montre une autre facette de son talent en interprétant un looser, amoureux, mais qui ne sait pas le montrer. Il fait ce qu'il pense être bon pour son épouse, mais ne voit pas les limites de sa propre bêtise. Un rôle moins sombre pour cet acteur dont les pitreries et le second degré permette de mettre en scène un crétin qui a cru bien faire.


Allison Janney (Hairspray, La Couleur des sentiments, La Fille du train...) est LaVona Fay Golden. Mère alcoolique, abusive et violente, elle sera le talon d'achille de Tonya pendant toute son enfance et même une fois adulte, elle aura du mal à lui donner autre chose que des remontrances.
Janney est d'une perfection absurde dans ce rôle. Mère castratrice, elle mène son petit monde à la baguette et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire de Tonya une championne. Quitte à la démolir pour qu'elle s'élève. C'est un monstre qui s'assume et qui ne comprend pas les ressentis négatifs envers elle et ses manières. Un oscars grandement mérité pour une actice géniale !



Au total, Moi Tonya vous amène dans les coulisses de la vie d'une grande patineuse qui aurait pu faire encore plus si le destin ne s'était pas acharné sur elle.
L’interprétation des acteurs est extraordinaire et vous serez interloqués par la suite de la vie de Tonya !

Bon film !




Bande annonce :





samedi 7 avril 2018

Mary et la Fleur de la sorcière

Mary et la Fleur de la sorcière : Etre différent c'est mieux que d'être tous pareil !




Mary est une jeune fille qui vient d’emménager chez sa grand-tante. Alors qu'elle se sent seule et différente, elle fait la connaissance d'un voisin du village, Peter qui l'embête.
Il a 2 chats qui se montrent eux très gentils avec Mary.
Un jour de brouillard, elle suit l'un des chats et s'aventure dans la forêt. Elle découvre une fleur étrange mais très belle.
Son pollen lui fait des marques sur les mains et avec un balai bien spécial, elle se retrouve transportée vers une école de magie. Déroutée, mais fascinée, elle y trouve sa place, mais par peur donne le nom de Peter quand elle part.
La directrice de l'école et le professeur de magie ont enlevé le jeune garçon.
Mary va alors devoir surmonter ses peurs et accepter ses différences pour sauver Peter.

Un peu de Ghibli dans cet univers magique et doux comme un bonbon.


Ce sont des anciens du célèbre studio japonais de Totoro, Chihiro et Porco Rosso qui sont à l'origine de ce film d'animation.

On retrouve par ailleurs beaucoup d'inspiration de tous les films de Miyazaki dans Mary.


La nature et la simplicité ont une place importante dans le sujet traité. Tout comme l'innocence et la magie de ce que l'on est et de ce qui nous entoure.


On retrouve aussi dans les dessins, les traces du passage de Hiromasa Yonebayashi (Arrietty, le petit monde des chapardeurs, Souvenirs de Marnie) chez Ghibli. La façon dont la magie agit, dont certains animaux sont dessinés et même dans le scénario, on a comme une impression de déjà vu.


Mary est une belle fable, une aventure surnaturelle jolie et fragile qui donne envie d'embrasser nos différences parce que c'est ce qui nous rend plus fort.
Assez simple, l'histoire est plutôt dirigée à des enfants plus jeunes que les films de son aînée.


Les dessins sont moins fins que chez Ghibli, mais ils restent tout de même très beaux.
Pas de temps morts, pas de longueurs, le scénario est assez bien ficelé et on aime se trouver au milieu de cette magie et accompagner Mary dans ses aventures.




Au total, pour un premier film le Studio Ponoc s'en sort plus que bien et nous offre une fable belle, tendre et pleine d'aventures qui ravira les têtes blondes comme les amateurs de films d'animation !





Bon film !

Bande annonce :




mardi 27 mars 2018

Black Panther

Black Panther : Entre tradition et futur, l'équilibre passe par la révolution !




Suite à la mort de son père lors de l'attentat de Vienne, T'Challa devient roi du Wakanda.
Il rentre dans son pays pour passer la cérémonie rituelle de succession.
Après être monté sur le trône, il reprend la chasse de l'ennemi le plus vieux du Wakanda, Ulysses Klaue. C'est un marchand d'armes qui a volé du vibranium à la frontière du pays et qui a tué au passage beaucoup de gens.
Dans sa poursuite pour trouver sa proie, le roi Black Panther retrouvera un ami, l'agent de la CIA Everett K. Ross et un homme dont les secrets vont bouleverser le destin de tout un pays, Erik Killmonger.
L'avenir du Wakanda se joue entre les griffes des puissants guerriers et de leurs peuples !

Wakanda Forever !


Nous voici plongé dans le monde de la panthère royale !

Toujours dans la troisième phase de l'univers cinématographique de Marvel, on poursuit notre découverte des nouveaux membres du MCU.

On avait découvert T'Challa dans "Captain America Civil War". Alors que son père a été tué, il poursuit Bucky Barnes et s'allie avec Iron Man pour arrêter le Captain avant de mettre sa sagesse en avant et de trouver la paix en mettant le réel responsable derrière les barreaux.
Il aide même les anciens soldats à se cacher et à guérir.


Sage et respectueux des traditions et de ce que lui a appris son père et son pays, il rentre et affronte son destin. Il retrouve sa mère, sa soeur, ses amis et monte sur le trône.
Mais les apparences sont parfois trompeuses et ce que l'on pensait souvent parfait se révèle juste aussi humain que nous.

T'Challa va devoir faire face aux conséquences des actes des anciens et va devoir trouver sa propre voie pour devenir le roi qu'il veut pour son pays.


Au-delà des actes profondément héroïques que l'on doit au genre de l'histoire, on a une ouverture un tant soit peu politique. Car avec sa réserve et ses secrets, le Wakanda a toujours vécu caché et n'intervient dans le monde qu'en cas de toute extrême nécessité.
Et alors qu'ils ont des capacités extraordinaires, certains voient la possibilité de renverser la société mondiale; alors que d'autres voient la chance de sauver ceux qui en ont besoin.
Une révolution qui permettra de passer du passé-présent à un futur un peu plus brillant.


Et outre l’héroïsme et la politique, c'est aussi une allégorie pour de la colère contre un monde injuste, contre un destin cruel et envers les décisions brutales de certains qui n'ont pas le courage de changer les choses.


Avec Docteur Strange et Spiderman Homecoming, on avait déjà vu des changements dans les thèmes que Marvel aime mettre dans ses films.
Ici, un autres changement tout aussi bien venu fait de ce film une histoire à différents volets qui permet à tout une partie du monde de s'identifier.


Le scénario est boosté à l'adrénaline avec tout un côté philosophique.
On retrouve pas mal de similitudes avec le Roi Lion (Ne me dites pas que vous n'avez pas vu ça vous aussi ??? !!!). Entre les voyages spirituels, le sage paternel disparu et celui qui guide de son vivant, une Nala présente pour son Simba, c'est assez flagrant ! ^^
Mais ces ressemblances n'enlèvent rien à l'histoire qui se fond parfaitement dans l'univers Marvel.
Les nouveaux personnages sont forts et chacun a son temps. Ils sont tous mis en avant et ont leur quart d'heure de gloire.
Par contre, mon seul point négatif restera la prévisibilité de tout ce qui se passe. Rien ne m'a surpris.
Mais cela n'empêche pas au scénario d'être efficace et rythmé.


Niveau effets spéciaux et cascades, on est sacrément servis et c'est plutôt très joli !
Les combats sont excellents et la technologie du Wakanda nous fait rêver et voyager !




La réalisation de Ryan Coogler (Fruitvale Station, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa) est excellente. Il a su rallier les 2 grands ponts que son la tradition et l'ouverture vers un monde nouveau. Il donne un angle de vue différent à une histoire qui est basique et lui procure une grandeur qui résonne maintenant partout dans le monde. Et il a su mettre en avant des personnage charismatiques que ce soit par leurs forces mais surtout par leurs actes !


La musique est signée Ludwig Göransson (Fruitvale Station, A Merry Friggin' Christmas, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa...). Puissante, percutante, elle mêle rythmes traditionnels et musiques modernes tel que le veut l'histoire pour révolutionner le tout et amener à un futur plus brillant.

Côté Casting :


Chadwick Boseman (42, Gods of Egypt, Captain America: Civil War...) est T'Challa / Black Panther.
De retour dans son pays, il affronte son destin et découvre qu'être roi n'est pas si facile et que les secrets qui entourent sa fonction et ses ancêtres vont changer sa perspective de l'avenir.
Boseman était impressionnant dans Civil War et l'est tout autant ici. Il garde tout ce charisme et cette grandeur. Il arrive à montrer la force, la détermination de T'Challa qui veut être un roi digne de son pays, mais aussi ses doutes et ses questions envers ses capacités et l'avenir de son pays.
Il montre avec brio une nouvelle face d'un héros moderne et qui a envie de faire quelque chose pour que le monde change et se retrouve uni et non plus en guerre.


Michael B. Jordan (Fruitvale Station, Les Quatre Fantastiques, Creed : L'Héritage de Rocky Balboa...) est Erik Stevens / Killmonger. Mercenaire qui travaille avec Ulysses Klaue, il a des origines le menant au Wakanda. Il réclame ce qu'il pense être sien et se veut meilleur roi que T'Challa. Mais tout comme son ennemi, il verra que ce qui l'entoure n'est pas ce qu'il pense. Son envie d'un monde meilleur et plus juste est corrompu par la violence de son ascension. Son chemin sera chaotique.
Jordan donne à Killmonger une âme et une puissance à son personnage qui peut paraître à la fois simple et complexe. Il est le petit garçon qui a tout perdu en une nuit, qui en veut à ses racines pour ne pas faire plus pour le monde. Il est le soldat torturé qui veut prendre le pouvoir pour ne plus avoir à souffrir, mais faire souffrir. Il est simple parce que prévisible. Et complexe parce qu'il faut voir au delà de l'apparent tueur sans âme.


Lupita Nyong'o (12 Years a Slave, Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force, Le Livre de la jungle...) est Nakia. Espionne pour le Wakanda, elle retourne au pays pour le couronnement de T'Challa. Proches, elle est cependant pour des idées plus progressistes que les traditionnelles décisions des anciens dirigeants. Mais elle n'en reste pas moins fidèle et combative pour ses convictions et les gens qu'elle aime.
Nyong'o est une actrice avec une douceur et un charisme impressionnant. Elle offre un personnage fort et persévérant. Elle donne une nouvelle lueur au héros et son sidekick. Elle est au delà de la potiche qu'on attend dans ce genre de film et c'est le cas pour tout le cast féminin !


Danai Gurira (All Eyez on Me, Treme, The Walking Dead...) est Okoye. Générale en charge de l'armée personnelle du roi du Wakanda, elle est loyale à son pays. Sage et de bons conseils, elle n'hésite pas dans le combat et donne son avis pour aider les siens. Elle va devoir faire un choix entre son pays et sa loyauté.
Gurira est une actrice connue pour ses rôles forts. Elle ne déroge pas à la règle ici et son armée de guerrières en font reculer plus d'un. Okoye est une grande combattante et son avis compte. Comme Nakia, elle se bat pour ce qui lui semble juste et important.


Martin Freeman (H2G2, Le Hobbit, Love Actually...) est Everett K. Ross. Rencontré lors des événements de Berlin, Ross est sur une enquête pour arrêter Klaue et retrouve T'Challa. Ils s'allieront dans des circonstances qui ouvriront la voie à un futur différent pour le Wakanda.
Freeman amène sa touche purement british, humoristique et décalée. Alors que tout est dans la tradition au Wakanda, Ross va permettre d'ouvrir une brèche vers quelque chose de différent. En entrant dans le pays, il sera à la fois une aide et une représentation pour un Wakanda différent. Ses interactions sont intelligentes et pleines de bons sens face aux questions soulevées.


Daniel Kaluuya (Kick-Ass 2, Sicario, Get Out ...) est W'Kabi. Meilleur ami de T'Challa, ses parents ont été assassinés par Klaue. Il demande à son roi de ramener cet ennemi pour que justice soit rendue. Mais tout ne se passant pas comme prévu, son caractère va le mener vers une vengeance plus proche de la frontière que représente Killmonger. Il va diviser son pays.
Kaluuya amène une partie que l'on pourrait détester. Son personnage est l'un des moins intéressant pour moi. On dirait qu'on lui a écrasé un orteil et comme on ne s'excuse pas assez vite, il prend des raccourcis moins sympathiques. L'acteur joue bien, c'est juste son personnage qui est ennuyeux.


Letitia Wright (Doctor Who, Humans, Black Mirror...) est Shuri. Soeur de T'Challa, elle s'occupe de la technologie du Wakanda. Très intelligente, elle n'est pas très attachée aux traditions et cherche toujours à trouver des nouveautés pour son frère et son pays. Avec le vibranium, elle permet au Wakanda de se lancer dans le futur.
Wright est une bouffée d'air frais dans cet univers très étriqué de traditions et de devoirs. Rebelle dans son genre, mais avec loyauté et respect, elle montre la voie à son frère.


Andy Serkis (Star Wars, King Kong, La Planète des singes...) est Ulysses Klaue. Marchand d'armes, il est l'ennemi numéro un du Wakanda parce qu'il convoite le vibranium dont est fait le sol et la montagne du pays. Lorsque T'Challa monte sur le trône, il fera de sa première mission la capture du malfrat. Mais ce dernier a plus d'une ressource dans son bras mécanique (merci Ultron...).
Serkis qui est une fois n'est pas coutume en chair et en os (excepté son bras gauche...) nous offre un méchant excellent, à la fois fou et cupide. Il connaît le monde qui l'entoure et sait faire usage de ses atouts, même s'il frôle la folie dans ses ambitions. Dommage que son personnage soit si mal exploité ici !
Serkis reste un excellent acteur que ce soit en motion capture et encore plus en vrai !


2 grands acteurs ont de petits rôle aussi ! Angela Bassett (Tina, Malcolm X, Strange Days...) est Ramonda, la mère du héros et Forest Whitaker (Bird, Le Dernier Roi d'Écosse, Le Majordome...) est Zuri, le maître de cérémonie et sage du pays !
Ces 2 monstres du cinéma donnent une notion de sagesse par leurs rôles, leurs charismes et leurs présences.




Au total, on a un nouveau film dans la ligné des super héros qui apporte sa propre touche de tradition et d’innovation. Black Panther reste charismatique et ouvre la porte pour de nouvelles aventures dans le monde de Marvel.
Bien que prévisible par son extrême ressemblance avec un certain Lion, ce félin n'en est pas moins dynamique et passionnant. Et son casting féminin reste son plus beau trésor tant elles sont présentes, fortes et intelligentes !
Sortez vos plus belles griffes et partez découvrir le Wakanda !

Wakanda Forever !


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