mardi 12 septembre 2017

Atomic Blonde

Atomic Blonde : Les blondes ne comptent pas pour des prunes !!




Lorraine Broughton est agent secret au MI6. En 1989, elle rentre de Berlin pour faire un débriefing de sa dernière mission.
Elle fut envoyée en Allemagne suite à l'assassinat d'un des meilleurs agents anglais et à la fuite d'une micro puce sur laquelle est écrit l'ensemble des espions de chaque agence. Cette liste est recherchée par tous les espions présent à Berlin. Alors qu'elle remonte le fil du temps et qu'elle raconte son histoire, se nouent alliances, mésalliances et se révèlent les trahisons.
Il n'est pas tous les jours facile d'être la meilleure dans son domaine!

Sweet dreams are made of this...


Sur un rythme branché des eightys, on se fond dans le décor que nous plante David Leitch (John Wick) avec une Allemagne divisée et en plein chaos à la veille de sa réunification.

Les espions jouent à un jeu d’échec et tromper le trompeur est la règle à la mode. Seulement pas facile de savoir à qui se fier dans un nid de vipères plus assoiffées les unes que les autres.


Sans prétention aucune que d'être un film d'action et d'espionnage, Atomic Blonde tient ses promesses dans ces 2 fonctions.

L'action est omniprésente et donne un rythme et une dynamique de folie, soutenus par des combats d'une grande qualité et d'une réalité presque choquante! (En ayant pratiqué à haute dose les arts martiaux, je félicite les cascadeurs et Charlize !)


Le film n'invente rien en terme de film d'espionnage, mais le scénario est sympa, plutôt prévisible à souhait, mais ça passe très bien !
Pendant 2h, on suit l'historique de cette mission dans ses moindres détails et avec des changements de point de vue qui permettent de mettre à jour de nouveaux indices.


La réalisation est très bonne et donne un rythme soutenu par la musique des années 80.
C'est avec plaisir que l'on suit les aventures de cette blonde qui sait se débrouiller et faire face à toutes les situations.


La musique du film est signée Tyler Bates (300, Watchmen, Sucker Punch...). Punchy, elle sait mettre en avant les scènes d'action et de combat tout comme les scènes d'intrigue et d'interrogatoire.
De plus on retrouve sur la soundtrack des artistes tels que David Bowie, George Michael, Stigmata et The Clash qui entre autres nourrissent en plus l'énergie déjà présente à l'écran.


Côté casting :

Charlize Theron (Monster, Prometheus, Mad Max: Fury Road...) est Lorraine Broughton. Meilleure agent du MI6, elle est spécialiste dans le combat au corps à corps et dans l'évasion. Elle est envoyée en Allemagne pour enquêter sur le meurtre d'un collègue et pour récupérer la liste. Mais dès son arrivée, elle va comprendre que le jeu est truqué et plus que dangereux.
Theron nous avait déjà impressionné dans Mad Max, elle réitère ici le coup en mettant tout son talent d'actrice dans son jeu de dupe et en y mettant vraiment du sien dans les combats et les cascades. Elle force le respect par son implication et le rendu est parfait à l'écran.


James McAvoy (Reviens-moi, X-Men : First Class, Split...) est David Percival, agent de liaison en Allemagne. Il doit aider Lorraine dans sa mission sauf que les limites de son intégrité sont plus que floues. Entre devoir, survie et profit, on ne sait jamais bien de quel côté sont ses intérêts....
McAvoy n'est jamais aussi bon que dans les rôle qui débordent des limites pré-établies. Charismatique et puissant, il met folie, intelligence et force dans un personnage qui ne surprend pas mais compte vraiment.


John Goodman (The Big Lebowski, O'Brother, Argo...) est Emmet Kurzfeld. Représentant de la CIA, il est en liaison avec Lorraine pour permettre une réussite optimale des agences impliquées. Taciturne et paternaliste, il est de bon conseil de suivre le vieil ours.
Goodman reste dans le genre de rôle qui lui colle bien à la peau et donne un côté posé dans la folie courante tout autour. Et le tout avec un humour qui allège les scènes. Un assaisonnement parfait.


Sofia Boutella (Kingsman : Services secrets, Star Trek : Sans limites, La Momie...) est Delphine Lasalle. Espionne française, elle est comme tous les autres agents inquiète par la liste et par l'arrivée de plus en plus de monde concerné par cette bombe à retardement. Elle se retrouvera entraînée dans le sillage de Lorraine et ne verra plus la vie d'espion comme une aventure très fun.
Boutella fait son petit bonhomme de chemin dans le monde de Hollywood et propose des rôles encore un peu léger pour des positions parfois qui mériteraient un peu plus d'expérience. Encore trop en surface, elle apprend au fur et à mesure et son rôle s'en retrouve amélioré au long du film.



Au total, Atomic Blonde est un très bon film d'action, qui n'innove pas, mais qui permet de passer un très bon moment de détente et de faire voir à ces messieurs qui est vraiment le sexe fort !
Charlize est époustouflante dans toute cette action et la bande son est délicieusement rétro !
Un très bon combo !


A vos tickets !


Bande annonce :








vendredi 8 septembre 2017

Baby Driver

Baby Driver : Rythme et tempo au top pour une conduite en forme ! Go Baby ! Go !




Baby est chauffeur. Il aide des braqueurs à partir lors des cambriolages. Il fait ça avec de la musique à fond parce qu'il souffre d’acouphène. Le son est atténué par le rythme.
Il conduit pour régler sa dette envers Doc, un puissant gangster d'Atlanta. Il ne lui reste plus qu'un coup à faire pour être quitte.
Il rencontre alors Debora, une jeune serveuse éprise de liberté et qui rêve de changer de vie.
Alors qu'il se croit enfin libre, ses liens avec les criminels vont le rattraper et Baby va devoir faire tout ce qu'il peut pour sauver le fille de ses rêves de son présent trop imposant.


Roule Baby, roule !


Ce film vous emmène sur les chapeaux de roues dans une course poursuite de tous les diables et en rythme en plus !


Edgar Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim...) nous revient avec un nouveau film décoiffant dont il a le secret.


Baby est un jeune garçon qui pour surmonter ses problèmes a su exploiter ses atouts.
Son acouphène suite à un grave accident, il a su le gérer en le noyant dans de la musique.
Quant à sa passion pour les voitures, il est devenu chauffeur expert en fuite de braquage.



Mais il rêve de liberté et ne de plus servir les gangsters.
Sa rencontre avec Debora va lui donner l'opportunité de partir.


Bien qu'il n’innove pas dans le monde du braquage et du banditisme (certaines choses sont d'un cliché.... ^^), il y a peu de temps mort et l'ensemble se tient sans longueurs et sans entourloupe.
Rythmé par une BO à toute épreuve, le film est fun et envoie du bois quasi tout du long.
On a un scénario qui rebondi et des personnages bien écrits.


La réalisation de Wright est top. Il sait mettre en avant ses personnages et sait donner de l’énergie à son action et ses moments clés.
Le cadrage et la montée en puissance suit le BPM (battement par minute) à la perfection.
Au delà de tout ça, j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose. Je n'ai pas su mettre le doigt (ou les mots) dessus.
Peut être me manque-t'il l'humour typiquement british qu'il y avait dans les précédents films avec l'écriture de Simon Pegg ? Pourtant il y a un humour assez caustique avec Kevin Spacey et Jamie Foxx....
Si vous avez le même sentiment n'hésitez pas à le faire partager!


La musique du film est vraiment le point fort du film !
Signée Steven Price (Le Dernier Pub avant la fin du monde, Fury, Suicide Squad...), elle entretient le rythme et l'action de chaque scène et moment clé.
Quant aux chansons qui accompagnent Baby, on va de The Beach Boys à Blur en passant par Barry White, Queen et Simon & Garfunkel. Une vrai pépite !


Côté Casting :

Ansel Elgort (Divergente, Nos Étoiles Contraires, Men, Women & Children ...) est Miles dit « Baby ». Handicapé par un acouphène, il rembourse sa dette au Doc en attendant de pouvoir vivre sa vie librement. Quand il rencontre Debora, c'est le coup de foudre. Et pour être libre, il va devoir se battre et sortir des griffes de son passé !
Elgort joue très bien. Il donne un personnage frais et interressant qui ne reste pas de marbre face à ce qui lui arrive. Intelligent, il donne vit aux émotions de Baby au travers de ses postures et de la musique du film. Comme quoi, il peut faire du très bon !


Kevin Spacey (Usual Suspects, Seven, L.A. Confidential...) est Doc. Chef gangster, il organise les braquage en étant payé pour l'aide qu'il fourni. Rusé et intelligent, il a repéré très tôt les capacités de Baby et saura s'en servir contre lui. Mais il l'aime comme un fils.
Spacey est un excellent acteur aux multiples facettes. Ici son interprétation du criminel futé et dangereux est ultra crédible jusqu'au moindre mot et pli de son costume. Tout en retenue, puis en force et en tendresse par moment, il sait donner corps à ce personnage qu'on aime regarder jouer au chat et à la souris.


Lily James (La Colère des Titans, Cendrillon, Orgueil et Préjugés et Zombies...) est Debora. Jeune serveuse, elle est éprise de liberté et rêve de partir sur les routes avec le bitume et la musique pour compagnons. Sa rencontre avec Baby va tout changer. Et son rêve va en être chamboulé.
James reste en retrait par rapport aux autres acteurs qui crèvent l'écran. Elle reste dans la simplicité, même si son personnage qui incarne l'étincelle dans les ténèbres et est mis en avant dans la lumière. Elle est encore un poil trop naïve encore dans son interprétation.


Jon Hamm (The Town, Sucker Punch, Mad Men...) est Jason, dit « Buddy ». Gangster en équipe avec sa chérie Darling, il est dangereux par ses excès de jalousie et de brutalité. Il a confiance en Doc, mais Baby le perturbe par son comportement. Après une mission bien menée, il le défendra, mais les événements vont les faire changer de camps.
Hamm est interressant dans son jeu. Il arrive à faire passer des émotions avec la perversion de son personnage qui ne rêve que de bonheur tordu avec sa femme. A la fois romantique et violent, il rappelle les grands gangster de certains films des années 90 !


Jamie Foxx (Collatéral, Ray, Django Unchained...) est Leon dit « Bats ». Autre braqueur, il est plutôt du type racaille qui se la raconte. Et avec sa grande gueule, les ennuis ne sont jamais loin. N'ayant confiance en personne, il est plutôt expéditif dans ses affaires. Ce qui peut jouer des tours.
Foxx est moins impressionnant que Hamm dans son rôle de malfrat, mais il apporte une touche de folie qui prendra ses racines dans l'histoire et qui se grandira avec les autres personnages.



Au total, on a un film dynamique, puissant et rythmé qui donne la pêche et fait swinger les plus réticents. Moins fun que les autres films de Wright, il n'en reste pas moins un excellent divertissement qui vous donnera le groove pendant un bon moment !
On ne laisse pas Baby dans un coin !


Bande annonce :





jeudi 24 août 2017

Valérian et la Cité des mille planètes

Valérian et la Cité des mille planètes : Tous ça pour ça....




Valérian et Laureline sont 2 agents spatio-temporels qui font des missions pour le gouvernement d'Alpha, la cité des mille planètes. Créée pour partager les cultures et le savoir de tous les peuples, Alpha est le berceau de la paix de l'Univers.
Alors qu'il part en mission avec sa coéquipière pour récupérer un réplicateur qui a été volé, Valérian se trouve face à 2 extraterrestres qu'il a vu en rêve.
De retour sur Alpha, le Commandeur Arün Filitt leur apprend qu'Alpha est en danger. En effet, une zone de la cité est devenue radioactive et personne ne sait ce qu'il s'y passe.
Pendant la réunion avec le conseil intergalactique, il se fait enlever.
Valérian et Laureline vont partir à sa recherche.
Mais le danger n'est pas forcément là où on le pense !


Voici le space-opéra européen !


Valérian est l'adaptation de "Valérian et Laureline" bande dessinée de Jean-Claude Mézières et Pierre Christin.
Je n'ai pas lu cette saga, alors je ne pourrai pas dire si l'univers du film se rapproche de la BD.

Le film est un space opéra puisqu'il s'agit d'une aventure dans l'espace avec des vaisseaux !
Mais on est loin de Star Wars, Star Trek et compagnie.


Alors que le film a un sacré potentiel de base, son histoire peine a décoller.
On se retrouve avec une histoire plate, qui a du mal à trouver son rythme et dont les personnages caricaturaux plombent l'ambiance.


Car en effet, Valérian n'invente rien et n'est pas original ! On a l'impression de se trouver dans un sous Cinquième Élément. Et malheureusement, ce dernier est inspiré de la BD ....
Du coup, la claque n'y est pas !
L'histoire est basique, on retrouve beaucoup de points communs avec des films de SF déjà sortis.
L'amour n'est pas au centre comme on a pu le voir dans le précédent film de Besson (multipass !). Mais ici la relation romantique est vraiment mal menée. Elle est presque déplacée dans une telle histoire.

Et surtout les personnages sont vraiment pas bons.
Valérian est cliché. Coureur de jupons, bon soldat malgré tout, il est une tête à claque. Il n'apporte rien d'original.


Quant à sa coéquipière c'est censé être une femme forte et moderne, mais à part jurer et cogner, elle n'a rien de futuriste. Elle est même plus pénible que gentille ! C'est désespérant de voir ça....

On va parler d'un point positif tout de même ! C'est divertissant.
Il y a de l'action. Bien que certaines scènes soient longues et plates, ça bouge et c'est sympathique.

Autre point positif, les effets spéciaux.
C'est très très beau. Mais pas sur tous les plans.
La planète Mu est magnifique, tout comme ses habitants. Et les créatures sont, en général, bien faites.
Mais certains plans sont grossiers et on remarque facilement les subterfuges.





La réalisation de Luc Besson (Nikita, Léon, Le Grand Bleu...) n'est pas mauvaise, loin de là, mais il nous présente toujours la même chose et a su faire tellement mieux sur d'autres films !


La musique est signée Alexandre Desplat (The Grand Budapest Hotel, Les Cinq Légendes, Zero Dark Thirty...) qui fait du très bon travail.
On n'a pas de grand thème, mais le tout est harmonieux.


Côté casting

Dane DeHaan (Chronicle, The Amazing Spider-Man : Le Destin d'un héros, Kill Your Darlings...) est Valérian. Cet agent spécial est efficace et le sais. C'est l'un des meilleurs. Il va découvrir bien plus que son métier dans l'aventure qu'il va entreprendre avec Laureline.
Dane DeHaan est un excellent acteur, mais qui ici patauge dans la mélasse que représente son personnage. En dehors des clous, tête à claque et absolument tout sauf charismatique, il ne parvient pas à donner la grandeur et la hauteur que devrait avoir ce héros.
Il est nettement meilleur dans le cinéma indépendant !!!



Cara Delevingne (La Face Cachée de Margo, Pan, Suicide Squad) est Laureline. Co-équipière de Valérian, elle est intelligente et efficace. Elle refuse de céder aux avances de son équipier car il ne connait rien à l'amour. Elle va lui ouvrir les yeux sur le monde et les possibilités que donnent les sentiments.
Delevingne ne sait pas jouer... C'est pas nouveau et à moins d'un miracle, elle ne fera carrière que sur son physique et sa célébrité de mannequin .... Son personnage est inintéressant au possible et ne représente rien de plus qu'un bouledogue qui essaie de se faire passer pour une femme moderne et féministe.... Raté !



Clive Owen (Closer, Sin City, The Knick...) est le Commandeur Arün Filitt. A la tête d'Alpha pour la partie humaine. Il cache quelque chose à ses compères et on se demande bien ce que c'est.
Owen a un personnage bateau et cliché qui n'a rien de charismatique. L'acteur se bat pour faire ressortir ses sentiments et ses ambitions. Ça porte ses fruits, mais pas autant qu'espéré.


Il y a aussi Rihanna, Ethan Hawke, Alain Chabat et Mathieu Kassovitz qui ont de petits rôles mais sont reconnaissables !


Au total, on a un space opéra low cost... et pourtant c'est le film le plus cher fait en Europe.
Ambitieux mais n'atteignant pas ses objectifs, il patauge dans une histoire creuse qui ne décolle pas.
Et ses acteurs manque de poids pour relever le tout.
En revanche c'est tout de même divertissant et les effets spéciaux sont bien fait.

A chacun de se faire son opinion !

A vos tickets !




Bande annonce :




lundi 21 août 2017

La Planète des Singes - Suprématie


La Planète des singes : Suprématie : Vengeance ou survie. Entre animalité et intelligence, un choix épique.




2 ans après la trahison de Koba, la colonie des singes est toujours en conflit avec les humains. Mais ne souhaitant que la paix, César propose une trêve au Colonel. Celui-ci n'en tient pas compte et continue à combattre la tribu.
Ayant perdu ce qu'il aime le plus, César par à la poursuite des humains pour se venger.
Il sera rejoint par Maurice, son fidèle ami Orang-outan, Rocket, son meilleur soldat et Luca, le gorille.
Ensemble, il remonte la piste laissée par les hommes et en chemin, trouvent une petite fille malade. Atteinte du virus, elle est incapable de parler et a perdu une partie de son intelligence.
Maurice la prendra sous son aile.
Trouvant également en chemin Méchant Singe, un autre singe parlant, ce dernier leur indiquera le camp des humains.
Ce qui les y attends changera leurs vies.


Voilà la conclusion de cette nouvelle trilogie simiesque... Et quelle conclusion !


La planète des singes : Origine nous expliquait le début des singes intelligents. Comment ils le sont devenus.
La planète des singes : l'affrontement montrait l'origine du conflit entre humains et singes.
Ici, on conclut cette découverte des origines de la grande saga pour finir en beauté et rattraper les premiers films simiesque.


On retrouve César toujours à la tête de sa tribu et qui la protège contre l'ennemi humain et sa violence.
Alors qu'il ne rêve que de paix, l'Homme, dans sa folie destructrice, ne veut que l'annihilation de "l'ennemi" et reconquérir la Terre.


C'est encore un de ces film où l'on regrette d'être humain tellement ce qui nous caractérise en général se retrouve bouffé par la rage et la violence d'une pseudo-survie.

L'Homme n'est plus l'espèce à sauver. Il s'est auto-détruit avec le virus.


Dans le film, c'est avec intelligence et prudence qu'est mis en place un changement dans l'empathie que l'on ressent. Progressivement, depuis le premier film, on se prend d'affection pour César.
On l'a connu bébé, adolescent, jeune prisonnier et enfin leader.
Chacune de ses décisions est mûrement réfléchie. Il agit avec intelligence et sagesse.
Tout ce qu'il a appris dans les livres et auprès de Will Rodman l'a rendu prudent et digne de la confiance de sa tribu.




C'est finement qu'est mené le scénario du film. Bien que beaucoup de twist, ou actions ne soient pas nouveaux, on y trouve une logique et des interactions malignes.
Et les références à la première série de films sont nombreuses. On retrouve des noms, des personnages qui apparaissent sous d'autres formes dans les opus des années 60/70.
Et au final, la boucle est quasi bouclée avec une arrivée dans un univers proche de celui que l'on connaissait déjà.


La motion capture est la technique utilisée par les acteurs pour incarner les singes. Elle y trouve ici son apogée avec une maîtrise et une beauté à couper le souffle.
Les effets spéciaux sont magnifiques et les singes paraissent tellement réels que ça en est extraordinaire.

La réalisation de Matt Reeves (Cloverfield, Laisse-moi entrer, La Planète des Singes : L'Affrontement...) est impressionnante de maîtrise. Et même s'il n'y a pas de grande découverte dans son travail, il n'en reste pas moins qu'il est beau et Reeves sait mettre en avant ses personnages et son histoire.


Quant à la musique du film, elle est signée Michael Giacchino (Mission impossible : Protocole Fantôme, Star Trek Into Darkness, La Planète des singes : L'Affrontement...) qui nous prouve qu'il peut tout faire, du dessin animé au blockbuster. Il sait passer de la bataille la plus violente au moment de sentiment le plus pur sans faillir. De toute beauté !

Côté casting :

Andy Serkis (Le Seigneur des anneaux, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, Avengers : L'Ère d'Ultron...) est César. Toujours aussi sage et intelligent, il mène sa famille vers la sécurité, mais le colonel va changer la donne. Sa soif de revanche va le mener sur un chemin bien différent.
Serkis est parfait dans ce rôle depuis le début de l'aventure. De l'émotion à la posture, on voit tout passer par son regard si humain et il emmène avec lui toute la force et le courage que César incarne. Donnez-lui un oscar !!!!




Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Insaisissables, Hunger Games...) est le colonel McCullough. Militaire, intransigeant, il a sa propre idée de ce qui doit être fait pour éviter que la Terre devienne la planète des Singes. Et sa folie l'entrainera loin, au-delà de ce à qu'il avait prévu.
Harrelson est aussi parfait que Serkis. "Jusqu'au boutiste", il fait ressortir ce qu'il y a de pire en l'Humain et offre une perspective très sombre de ce que l'on peut faire.




Amiah Miller (Dans le noir Dans le noir, MacGyver) est  Nova. Orpheline muette, elle est recueillie par Maurice qui la prend sous son aile et la protège. Elle va trouver une nouvelle famille.
Miller est une vraie révélation et nous montre beaucoup de talent pour un si jeune âge.
Elle représente l'innocence, la tendresse, l'acceptation et la diversité. C'est l'humanité qui a été perdue et qui ressort. On dit que la vérité sort de la bouche des enfants, là elle est exprimée par ses yeux et son comportement !



Au total, ce film est une conclusion parfaite à une saga qui a su évoluer avec le temps et qui finit en apothéose ! Matt Reeves défend la cause des Singes avec intelligence et courage tout autant que son héros quasi parfait !
Épique !


A vos tickets !



Bande annonce :