mardi 18 avril 2017

Ghost In The Shell

Ghost In The Shell : Avoir conscience de son âme pour se sentir humain.




Dans un futur éloigné, alors qu'elle a été victime dans un attentat, Mira se réveille après une opération où son cerveau a été transféré dans un corps cybernétique.
Une fois adaptée, elle est intégrée dans une unité d'élite de la police et devient le Major Mira Killian.
Grâce à ses capacités exceptionnelles et à son équipe d'humains améliorés, ils combattent le crime de façon redoutable.
Un an plus tard, une nouvelle menace terroriste émerge. Des criminels arrivent à pirater l'esprit des gens. Face à ça, Mina prend la mission à cœur.
Mais elle va se retrouver face à un passé dont elle avait tout oublié et qui va remettre beaucoup de choses en question.

La conscience de soi et de notre humanité font notre richesse.

Voilà ENCORE une adaptation... A croire que les scénaristes sont en panne d'imagination...
Enfin...
Là, ils s'attaquent à un monument de l'univers du manga et de l'animation japonaise, le célèbre Ghost in the shell.
Oeuvre de Masamune Shirow, elle fût dans un premier temps adaptée en dessin animé en 1995.
Ce film hautement philosophique nous parlait de ce qui faisait de nous des humains et de ce que nous offrait le futur avec les avancées technologiques.
Compliqué, difficile à comprendre, il n'en était pas moins un des meilleurs films d'animation fait au pays du soleil levant.
Il a connu plusieurs suites, des adaptations en séries et a servi d'inspiration à plus d'une reprise.


Alors imaginez le grincement de dents des fans de base à l'annonce de la mise en production du film live.


J'avais plus que peur du résultat. Mais la première bande annonce réconciliait les fans avec l'oeuvre présentée.

Pour ce qui va suivre, il y a 2 façons de voir les choses.
Premièrement, on ne connaît pas le manga, ni l'animé, alors pas de soucis, on plonge directement dans le film.
Deuxièmement, on est fan, on a vu, on a aimé, donc, tout dépend de ce que l'on attendait.

Pour les autres je ne sais pas, mais pour ma part, c'est avec une certaine satisfaction que je suis sortie de ma salle de cinéma.

Mais reprenons au début.


L'histoire nous mène dans un futur où les gens ne vivent plus qu'avec des améliorations physiques. En effet, la société et les sciences ayant évolué, il reste peut d'humains à 100% en chair et en os. Certains ont des cerveaux boostés, des foies améliorés, des jambes ou bras bioniques....
Mais un nouveau pas est franchi avec la greffe de cerveau dans un corps entièrement robotisé.


Mira voit sa vie bouleversée.
Elle a l'impression de ne plus être vraiment humaine, mais d'être un robot, un monstre.
Seul son Ghost, son âme, la distingue des autres machines.
C'est ce qui nous différencie de la mécanique et de la cybernétique.


Mais elle se sent seule et perdue de par sa différence parce qu'elle est unique.
Seulement, elle va découvrir que tout n'est pas si net dans l'autorité et l'entreprise cybernétique qui l'a créée.

Comme je ne veux pas spoiler, je n'irai pas plus loin dans le descriptif.
Mais je vais faire un léger comparatif entre le film et l'animé.


Le scénario du film a été modifié par rapport à l'original. Il y a de la simplification et de l'explication. Cela rend l'histoire plus facile à comprendre et à la portée du plus grand nombre.
Mais on y perd le sujet principal. Qu'est-ce qui fait de nous des humains ?
Dans ce film, on a un chemin tout tracé. On est guidé de A à Z par des indices et une conclusion bien nette.
L'animé nous laissait patauger et on devait se faire notre propre idée avec une conclusion qui permettait la réflexion.
En ça c'est dommage. Mais cela permet de moins se prendre la tête avec de grandes réflexions et une sensation d'incompréhension en sortant du film.
Ici, la présence de séquences inédites comme l'opening, donne une impression de fluidité. L'histoire s'écoule sans accros, sans franc retournement de situation.
Le tout reste linéaire. Il n'y a pas de problème de concordance, mais on perd dans la complexité des personnages et des situations.


En dehors de ça, le reste nous offre un film d'action et science fiction futuriste.
Beaucoup d'adrénaline et de scènes de courses poursuites vous tiendront en haleine.


La réalisation de Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur) est belle, graphique et stylisée.
Il a su rendre hommage au travail de Masamune Shirow.
Des plans sont identiques à l'animé, voire des scènes entières. Il ne se perd pas dans les méandres philosophiques et va droit au but. Son style correspond bien au thème futuriste.


La musique du film est assez prenante, mais il m'a manqué le thème du film original très marqué et iconique de la culture nippone !


Côté casting :

Scarlett Johansson (La Jeune Fille à la perle, Deux sœurs pour un roi, The Avengers...) est le Major Mira Killian. Rescapée d'un attentat, son cerveau a été greffé dans un corps cybernétique. Entre ses sentiments humains et ses aptitudes de robot, elle se sent perdue. La confrontation avec ce nouveau criminel l'amènera à se positionner et à retrouver son passé. Un plongeon direct dans son Ghost.
Johansson, largement critiquée car non asiatique, nous offre une performance remarquable. En dehors de toute polémique, son personnage n'a pas besoin d'yeux bridés pour exister.
Mina doute et ses sentiments vont tracer son chemin et l'amener sur une nouvelle voie.


Pilou Asbæk (Lucy, Ben-Hur, Game of Thrones...) est Batou. Policier, co-équipier du Major, il est aussi son seul ami. Optimisé, il n'en reste pas moins d'une grande sensibilité "humaine". Il est le côté "humain" du Major.
Asbæk me paraissait frêle par rapport au personnage imposant qu'est Batou. Bien qu'il manque un peu de carrure, il n'en est pas moins crédible en agent efficace. Il rassure le major et la guide dans ses questionnements. Il la rassure et est un ami fidèle et solide.


Michael Pitt (Le Village, Silk, Hugo Cabret...) est Hideo Kuze. Criminel d'un nouveau genre, il arrive à pirater le Ghost des personnes et à les manipuler. Il en veut au responsable d'un projet. Quand il croise le chemin de Mina, il n'aura de cesse de lui faire ouvrir les yeux sur ce qui l'entoure
Pitt nous offre un personnage différent de celui qu'on attend, mais qui est tout aussi intéressant.
Vengeur, entêté, mais aussi plein d'espoir pour le futur, il veut marquer son temps.


Takeshi Kitano (Battle Royale,  Aniki, mon frère, Zatoichi...) est Daisuke Aramaki. Chef de la section du Major, il la dirige avec sagesse et grandeur. Homme droit et juste, il cherche la vérité au-delà des apparences.
Kitano incarne parfaitement ce personnage qui fait office de figure paternelle. On sent son aura sur ses équipiers. Son charisme force un grand respect.


Juliette Binoche (Trois couleurs, Le Patient anglais, Sils Maria...) est le docteur Ouelet. Responsable de Mina, elle est son médecin, sa réparatrice et un peu sa confidente. Elle sera menacée par le nouveau criminel.
Binoche fait office de figure maternelle pour une Mina perdue. Elle la réconforte et lui donne la force de faire face. Sensible mais ambitieuse, elle va se trouver devant un problème épineux.



Au total, Ghost In The Shell est un bon film de divertissement. D'un esthétisme fou, il est beau et vous guidera sur une certaine réflexion de ce qui fait de nous des humains. C'est un bon film, à voir, mais surtout il faut voir et revoir l'animé d'origine qui est un pur chef d'oeuvre d'animation et de philosophie.

A vos tickets.



Bande annonce ;




Les Figures de l'Ombre

Les Figures de l'Ombre : Au delà des préjugés, l'intelligence au service des nombres...




Katherine Goble Dorothy Vaughan et Mary Jackson sont 3 femmes aux talents particuliers. Elles travaillent à la NASA comme calculatrices humaines.
Alors que les Russes sont en tête de la course à l'espace, le directeur Al Harrison exige plus de ses petits génies.
Katherine est alors envoyée au space task groupe pour vérifier les calculs de ces messieurs.
Pendant ce temps, Dorothy essai de passer chef d'équipe alors qu'elle en fait déjà le travail et Mary aspire à devenir la première femme noire ingénieur de la NASA.
Entre le statut de femme et d'afro-américaine dans les années 60 sectaires, ces personnes incroyables vont bouleverser leurs destins et marquer l'histoire.

Quelle merveille de voir ce que l'on peut faire avec intelligence et respect face au racisme, à la misogynie et à la petitesse d'esprit.


Dans les années 60, l'Amérique était encore à l'ancien temps. Racisme, puritanisme et misogynie étaient encore le pain quotidien de ces femmes.

Intelligentes, fortes, droites et respectueuses, elles avaient des vies dures et bien remplies. Mais ça ne les empêchaient pas d'avoir des rêves et de l'ambition.
Bien que conscientes des limites que la société leur impose, elles vont intelligemment prouver qu'elles peuvent faire autant, voire plus que les blancs et les hommes.


Ces 3 femmes forcent le respect par leurs combats et leurs destins.

Ce film est adapté du livre Hidden Figures de Margot Lee Shetterly. Il retrace la biographie de Katherine, Dorothy et Mary.

Par delà la société et ses préjugés, elle vont mener de front leur vie de femme avec mari et enfants et leur vie de calculatrice.


Katherine devra ouvrir les yeux  des petits génies du programme spatial sur ses capacités et ses difficultés. Elle devra s'imposer pour mieux travailler.

Dorothy se rendra indispensable pour éviter à ses filles de perdre leurs emplois et et les faire avancer.

Quant à Mary, elle va se battre pour avoir le droit au diplôme dont elle a les capacités et l'emploi.


Chacune à tour de rôle va forcer le cours de l'histoire pour avoir ce qu'il leur revient de droit.


Ce genre d'histoire donne envie de se battre encore plus pour que toutes les personnes quels qu'elles soient, aient les même droits.
Encore de nos jours, pas pour les mêmes choses, il y a des différences énormes pour les salaires, les avantages, les droits... C'est incroyable alors qu'on est tous égaux !

Ces histoires qui témoignent de la vie de personnes sont probablement romancées, mais nous ramènent à notre condition de privilégiés.

Comme pour "La couleur des sentiments", on retrouve des femmes qui se sont battues pour avancer et espérer un monde meilleur.

La réalisation de Theodore Melfi (St. Vincent) est belle et soignée. Pas de superflu ou de mélo, c'est direct, frais et rend parfaitement hommage à chaque personnage.


La musique est signée Hans Zimmer (Armageddon, La Ligne rouge, Gladiator...), Benjamin Wallfisch et Pharrell Williams (Moi Moche et Méchant2). C'est jazzy avec une pointe de gospel ! Un régal.


Côté casting :

Taraji P. Henson ( L'Étrange Histoire de Benjamin Button, Crazy Night, Empire...) est Katherine Goble Johnson. Génie des maths, elle vit une vie simple avec ses 3 filles chez sa mère qui l'aide depuis la mort de son mari. Quand elle est envoyée au programme spatial, elle va pouvoir mettre en avant toutes ses capacités pour aider les astronautes à décoller. Malgré les embûches, les préjugés et les épreuves, elle fera preuve d'un courage sans bornes.
Henson incarne cette femme forte et très intelligente. Elle est consciente de la société et de ses limites. Elle les repoussera pour toucher son rêve. Elle est la femme forte mais discrète du trio.
A savoir que Mme Johnson est toujours en vie à 98 printemps !


Octavia Spencer (La Couleur des sentiments, Snowpiercer, le Transperceneige, Divergente 2...) : Dorothy Vaughan. Bricoleuse, travailleuse, elle fait le travail de chef d'équipe sans en avoir le poste. Elle fera tout pour avoir la promotion à laquelle elle a droit et qui lui échappe à cause de sa couleur. Elle va se rendre indispensable. Et c'est là sa plus grande intelligence.
Spencer m'avait déjà éblouie dans la Couleur des Sentiments, elle est tout aussi forte et digne ici. Cette femme sait sa condition, sa place mais fera tout pour conserver son emploi qui est menacé. Elle est la figure maternelle du trio.


Janelle Monáe (Moonlight) est Mary Jackson. Femme qui joue aime être jolie, mais qui est très intelligente, elle a tendance a fait preuve d'impulsivité. Ce trait de caractère peut lui jouer des tours mais lui être aussi favorable.
Monáe est la tête brûlée du trio. Déterminée, têtue et courageuse, son personnage marquera son temps par son diplôme et ses travaux. L'actrice a su lui donner vie avec autant de panache qu'elle méritait.


Kevin Costner (Robin des Bois, prince des voleurs, Bodyguard, Un monde parfait...) est Al Harrison, le chef du programme spatial. Grande gueule, caractériel mais ouvert d'esprit, il va se rendre compte des capacités de Katherine et la mettre en avant sagement. Il va aussi découvrir que tout n'est pas rose pour tout le monde. Il va permettre à de nouvelles possibilités de voir le jour.
Costner nous offre un directeur haut en couleur, passionné et qui sait reconnaître la valeur et le travail des gens. Sa rencontre avec Katherine lui permettra d'atteindre des objectifs jamais envisagés jusque là.


Kirsten Dunst (Virgin Suicides, Marie-Antoinette, Melancholia...) est Vivian Mitchell. Responsable du personnel à un certain niveau, elle fait preuve de racisme distingué. Elle refuse de mettre en avant le travail des filles pour mettre celui d'autre devant. Mais c'est sans compter sur l'intelligence de Dorothy.
Dunst montre une des facettes très moche des américains à cette époque. Il faudra beaucoup de patience et de courage à nos héroïnes pour la supporter. Peste, Dunst arrive presque à nous faire pitié dans son tailleur ajusté.


Jim Parsons (Le Rôle de ma vie, The Normal Heart, The Big Bang Theory...) est Paul Stafford. Chef  d'équipe sous la direction de Al Harrison, il est furieux de voir son travail remis en question et jaloux des capacités de Katherine. Il lui mettra beaucoup de batons dans les roues.
Parsons nous offre une nouvelle facette de son talent dans ce rôle de misogyne raciste. On aime le détester et Sheldon n’apparaît à aucun moment. Il mettra toute sa hargne au service de ce personnage petit et idiot malgré son intelligence avérée.



Au total, on a un film magnifique sur des femmes qui ont droit à tout notre respect pour leurs combats et leurs intelligence.
Il nous apprend la dure société et la vie qu'ont pu avoir ces femmes fortes.
De nos jours difficile d'y croire, mais le combat continue.

A vos tickets.




Bande annonce :



lundi 3 avril 2017

La Belle Et La Bête - 2017

La Belle Et La Bête : ou quand la magie de l'Amour est sublimée.




Un jeune prince, égoïste et prétentieux se retrouve transformé en Bête aussi affreuse qu'était son âme. Pour le délivrer, lui et les habitants du château enchanté, il doit tomber amoureux d'une jeune fille qui doit l'aimer en retour. Mais qui pourrait aimer une bête ?
Belle est une jeune fille curieuse, intelligente et inventive. Elle vit avec son père dans un petit village de France. Différente des autres, elle se fait courtiser par le beau gosse du coin qui se prend râteau sur râteau. Alors que son père est en voyage, il se perd en chemin et arrive dans le château magique. Devenant prisonnier, Belle le retrouve et échange sa liberté contre celle de son père.
Elle va alors apprendre à connaître son geôlier et l'endroit où elle est enfermée.
Sera-t-elle l'élue ?



L'Amour au delà des apparences reste une des plus merveilleuses histoires que nous ait conté Disney.


La Belle et la Bête est mon grand classique préféré de la souris aux grandes oreilles. Sorti en 1991, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai pu le regarder. ( J'ai toujours mon ticket de cinéma !!!)


C'est pourquoi, j'ai eu très peur quand Disney a annoncé vouloir faire un film live de ce chef d'oeuvre.
Mais quand ils ont annoncé leurs intentions, le réalisateur et le casting, j'ai retrouvé une certaine sérénité.


Après un Cendrillon tout pourri mais qui a marché, Disney a foncé tête baissée dans les portes grandes ouvertes des adaptations live. Et du coup il a lancé la production de la Belle et la Bête, Mulan, Dumbo....

Les fans de l'animé commençant à claquer des dents et aux vues du précédent opus, Disney s'est recentré sur l'aspect comédie musicale et sur ce qui a fait de l'animé un tel succès. La magie et le respect de ce que l'on connaît.

Et ça fonctionne !

Sommes toutes, ce n'est pas une adaptation du conte de La Belle et la Bête qui nous est présentée (ce serait sacrément glauque sinon.... les contes de fées ne sont pas si enfantins que ça!).
Non, c'est bel et bien une adaptation du film d'animation.


On retrouve donc tous les personnages auxquels on tient, à qui on s'est attaché et qui nous ont fait rêver durant des années.


Alors oui, c'est quasi un copier/coller de l'animé, mais avec de toutes petites modifications qui rendent l'histoire plus légère, affinent les personnages et font quelques clins d’œil à l'histoire d'origine. (L'histoire de la rose que demande Belle par exemple).


Belle est toujours cette jeune fille indépendante, intelligente qui ne rêve que de voyage, de découvertes et qui bricole comme son père. Elle repousse toujours le narcissique Gaston, qui lui est de retour de la guerre et veut une femme pour s'établir au village... Il veut forcément la plus Belle....
Le Fou est là aussi et nouveauté, il est gay.... sans l'avouer franchement, on sent la notion qui se pose dans certaines répliques ou attitudes et jusqu'à la fin du film où c'est plus clair...(merci Disney de vous ouvrir enfin à l'évolution de la société !).
Le père de Belle reste ce papa gâteau de sa fille, qui ferait tout pour qu'elle soit heureuse mais qui garde un seul et unique secret.


Quant aux habitants du château, la Bête a un passé plus complexe et fait un peu moins enfant gâté. Lumière et Big Ben restent toujours aussi irrésistibles. Plumette est magnifique.
Quelques petits nouveaux apparaissent dans le décor.
Mme de Garderobe et Maestro Cadenza sont extrêmement drôles et apportent une touche lyrique et un peu disproportionnée au tout

Le film respecte l'histoire que l'on connaît en lui donnant quelques explications de plus pour rendre les personnages plus réels, plus "vivants".


Le film n'apporte rien en soi. Il faut le reconnaître. A part engranger de l'argent, il n'y a pas de vraie raison pour faire ce film. Il n'est pas vraiment original. L'animé était déjà parfait.
Mais en dehors de ça, ça permet de retomber en enfance.
Personnellement j'ai eu de nouveau l’impression d'avoir 10 ans !
Les sentiments que j'ai en regardant l'animé sont là et j'ai rêvé ! J'ai chanté et j'ai même pleuré ! Renversant !


L'animation, les décors, les costumes sont parfaits ! Que ce soient les traditionnels habits de bals, le château, le village. L'ensemble nous transporte dans cet univers que l'on connaît bien.
Mention spéciale à la scène d'ouverture et à la fameuse danse !



La réalisation de Bill Condon (Breaking Dawn Part1 et 2, Dreamgirls, Le Cinquième Pouvoir...) est parfaite pour ce genre. Déjà rodé aux comédies musicales, il a su mettre en avant chaque tableau et chaque moment. Que ce soit de la douceur, de la tendresse ou les bagarres, il sait nous faire rêver et passer de l'autre côté de l'écran.


Les effets spéciaux et surtout les personnages en animation sont magnifiques ! Que ce soient les mimiques ou le mouvements, j'ai trouvé Big Ben, Lumière et Miss Samovar juste parfaits !



Quant à la musique du film, elle est de nouveau signée Alan Menken (La Petite Sirène, Aladdin, Pocahontas, une légende indienne...) qui nous a offert une BA parfaite, légèrement remixée par moment mais qui vous ramènera direct en enfance !
Les chansons seront un peu perturbantes dans un premier temps parce que les paroles ont été pas mal modifiées... On se surprend à fredonner la première version sur la nouvelle. Mais on s'y fait sans soucis. Et les nouvelles chansons (y'en a 2 ou 3) sont très belles. Mention pour "Ensemble à jamais" (Evermore) chantée par la Bête (oui, vous avez bien lu !) et pour "Je rêve d'une histoire sans fin" (How Does a Moment Last Forever [Music Box]) chanté par Maurice, le papa de Belle.







Côté Casting :

Emma Watson (Harry Potter, Le Monde de Charlie, Noé...) est Belle . Jeune fille intelligente et curieuse, elle veut vivre une autre vie que femme au foyer pour gros balourd empoté. Elle adore la lecture et le bricolage. Elle aime son père par dessus tout. Quand il est en danger, elle n'hésite pas à échanger sa place avec lui en captivité. Son ouverture d'esprit et son bon coeur en feront une merveilleuse amie et sauveuse pour les gens du château.
Watson donne vie à cette non-princesse. Elle lui confère confiance, beauté et intelligence. Elle a la sensibilité et la douceur tout comme la force et la ténacité qu'exige un tel personnage.
Alors qu'on aurait pu avoir peur, elle relève le défi haut la main ! (Question chanson, elle gère en VO!)


Dan Stevens (Raison et sentiments (Mini-série), Downton Abbey, Legion...) est la Bête / le Prince. Alors que plus jeune, il a refusé d'héberger une pauvre indigente, celle-ci, enchanteresse à ses heures perdues, l'a transformé en Bête. Lui qui ne voyait que par les apparences et par le faste, s'est reclus dans son château. L'arrivée de Belle fera fondre son cœur prisonnier des pétales d'une rose rouge.
Stevens nous offre une Bête aussi éblouissante que dans l'animé. Ses yeux sont d'une extrême sensibilité et il arrive à faire passer les sentiments que peut ressentir cet homme blessé et meurtri.
Le plus beau des princes Disney a trouvé un très bel interprète ! Et quand il chante... la chair de poule ! (bon, c'est pas Josh Groban, mais quand même !)

















Luke Evans (Le Hobbit, Dracula Untold, Fast and Furious 7 ...) est Gaston. Ancien militaire, il rentre du front et ne veux qu'une chose, prendre femme et s'installer. Il jette son dévolu sur Belle. Mais cette dernière le repousse sans arrêt. Imbu de sa personne, narcissique, idiot et violent, il n'hésitera pas à tous les coups bas pour arriver à ses fins.
Evans est parfait en Gaston remonté à bloc. Beau, s'auto-congratulant, il chante et danse mais reste aussi noir que dans l'animé. On a plaisir à le détester.


Kevin Kline (French Kiss, In and Out, Le Songe d'une nuit d'été...) est Maurice, le père de Belle. Inventeur, bricoleur et horloger, il aime sa fille par dessus tout. Il est parti de Paris pour qu'elle soit en sécurité. En allant amener une commande, il se perd en chemin et trouve le château enchanté de la Bête. Prisonnier, il est prêt à accepter son sort, c'était sans compter sur sa têtue de fille.
Kline a ce qu'il faut de rêverie dans son jeu pour nous offrir un Maurice tête en l'air, doux et sincère.


Josh Gad ( Love, et autres drogues, Le Rôle de ma vie, Pixels...) est LeFou. Meilleur ami de Gaston, il est secrètement amoureux de lui et ferait n'importe quoi pour lui plaire. Il l'aidera dans ses plans de conquête. Quitte à mentir pour ça.
Gad joue tout en finesse ce rôle de dandy rondouillard qui veut plaire plus que tout. Pas lourdingue, il fait en sorte de faire passer le message sans appesantir les moments. C'est un vrai plaisir de voir Disney opérer ce genre de changement et d'adaptation à la société actuelle.


Le doublage est assuré par des grands noms ! Ewan McGregor (Moulin Rouge, Trainspotting, Star Wars...) est Lumière. Ian McKellen (Le Seigneur des anneaux, X-Men, Mr. Holmes...) est Big Ben. Emma Thompson (Les Vestiges du jour, Raison et sentiments, Harry Potter...) est Mme  Samovar. Audra McDonald (The Bedford Diaries, Private Practice, Ricki and the Flash...) est Mme de Garderobe. Gugu Mbatha-Raw (Belle, Jupiter : Le Destin de l'univers, The Free State of Jones...) est Plumette. Et Stanley Tucci (Le Diable s'habille en Prada, Lovely Bones, The Hunger Games...) est Maestro Cadenza.


































































Au total, on a un film pas forcément indispensable, mais qui a su remettre le merveilleux et le magique de son origine au goût du jour. Il ravira les petits comme les grands et vous transportera dans son monde tant par ses acteurs, ses personnages que par sa musique intemporelle.
A vos tickets !


Bande annonce :